2 février 2009

Pharmaceutiques : un scandale

Qui veut que les primes du patron de Novartis fassent débat ?

Novartis bien sûr pour faire oublier ce qui est le véritable scandale : un bénéfice de 8,96 milliards de dollars pour un chiffre d’affaire de 41,46 milliards, soit 22%. Ces 9 milliards de dollars, c’est ce que les malades et les systèmes de santé publique auraient pu économiser en 2008 sur leurs achats de médicaments vendus par Novartis.

Aux Suisses on a fait croire qu’ils devaient financer la recherche. Ils paient en fait les actionnaires. Il n’y a pas de véritable marché des médicaments. Grâce aux brevets et la protection qu’offre la législation sur les marques, la plupart des médicaments sont en situation de monopole, d’où des marges exagérées. Que des produits essentiels à la survie, payés par des malades et des assurances sociales, soient sources de profits immenses constitue déjà un scandale. Que les pouvoirs publics, sensés contrôler ces marchés et qui souvent ont le pouvoir d’en fixer les prix, ne fassent rien est simplement inexplicable.

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