La crise : que faire
Appel au CF et au Parlement
Des banques oui, mais au service du pays
Les suisses sont prévoyants et épargnent énormément, notamment pour leur deuxième pilier. Encore faut-il que cette épargne n’ait pas disparu au moment de leur retraite. Notre pays a donc besoin d’institutions financières qui investissent à long terme et non de spéculateurs irresponsables intéressés uniquement à des gains à court terme.
C’est bien parce que nous avons besoin des banques que nous sommes prêts à les soutenir pour les sauver de la débâcle.
Mais nous exigeons qu’on leur impose de nouvelles règles :
• Les fonds déposés à long terme doivent être investis là où les risques sont minimum, de façon à en garantir le remboursement
• Les entreprises suisses, et notamment les PME, doivent être soutenues et pouvoir obtenir des crédits
• Les salaires et les primes des dirigeants des banques doivent être plafonnés
• Les responsables de la crise poursuivis et leurs primes remboursées
• La spéculation doit être découragée au plan international, notamment par l’introduction de taxes sur les transactions financières (taxe Tobin)
Nos banques géraient le tiers de la fortune privée mondiale. Nous le devions peut-être un peu au talent de certains de nos banquiers, mais surtout à la protection offerte à ceux qui fuient le fisc, qu’il s’agisse de fraude ou d’évasion fiscale.
Or nos Etats et nos collectivités ont besoin de l’argent de l’impôt, dans les autres pays tout autant que chez nous. Nous voulons que les règles acceptées partout dans le monde pour garantir une certaine égalité devant l’impôt s’appliquent aujourd’hui chez nous et refusons de continuer à couvrir l’évasion fiscale par le secret bancaire. Nous refusons d’attendre que l’Europe nous l‘impose, nous forçant alors à secourir une seconde fois nos banques.
Une économie compétitive et diversifiée
La crise financière aura inévitablement de graves conséquences pour l’ensemble de l’économie. Nous attendons donc des entreprises et des collectivités publiques qu’elles prennent des mesures appropriées pour soutenir la conjoncture
Les entreprises et les collectivités publiques doivent se préparer à prendre les mesures nécessaires pour faire face à la détérioration de la conjoncture.
La banque nationale doit intervenir massivement pour stabiliser le franc suisse, lutter contre la spéculation, abaisser ses taux d’intérêt et soutenir la baisse des taux hypothécaires.
Les entreprises doivent au moins compenser l’inflation et, pour celles qui ne l’ont pas encore fait, augmenter les salaires réels pour faire profiter les salariés des gains de productivité.
Les investissements déjà planifiés doivent être réalisés sans attendre et des programmes établis dans le domaine de l’énergie, des transports en commun et du développement durable.
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