22 septembre 2009

Broulis avait (presque) raison

Refuser l'accès à la Berne fédérale sous prétexte d'insuffisances en Allemand est inadmissible : c'est se priver du potentiel d'une grande majorité de romands et limiter son choix aux seuls bilingues. Lorsque Berne recrute des employés, les compétences professionnelles et humaines devraient être les seuls critères, à l'exclusion des connaissances de l'Allemand qui s'apprendra effectivement assez rapidement dans cette administration où presque tout s'écrit et se dit dans cette langue. On déplore, depuis des décennies, le manque de romands dans les cadres de l'Administration. Rien ne changera tant qu'on n'obligera pas ceux qui recrutent à proposer systématiquement à l'autorité qui nomme une liste comprenant au moins un représentant des minorités linguistique, indépendamment de leurs connaissances en Allemand (et au moins une femme).
Pourtant ce qui devrait s'appliquer lors de recrutement de fonctionnaires n'est pas possible pour celui qui arrive dans un Conseil fédéral où il s'agit, dès le premier jour, de lire efficacement et de parfaitement comprendre l'Allemand. Comment imaginer prendre des décisions au Conseil fédéral sans comprendre cinq de ses six collègues. Comment prendre position dans les commissions parlementaires ou au Conseil des Etats sans comprendre la majorité des interventions. Si un temps d'apprentissage peut et dois être accordé à l'employé débutant, il n'en existe aucun pour un Conseiller fédéral, M. Broulis aurait du le savoir.

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